• Philippe AUER

Hallux valgus ou "oignon"




Introduction


L’hallux valgus est l’une des déformations les plus fréquentes au niveau de l’avant pied.

Le terme « hallux abducto valgus » a été introduit en 1871 par le chirurgien Carl Heuter qui a décrit la déformation comme une déviation latérale de l’hallux (gros orteil) et son éloignement conséquent de l’axe médian du corps.

Associée à cette déviation on retrouve également une déviation médiale du premier métatarsien de l’hallux.


Fréquence et facteurs favorisants


L’hallux valgus en France concerne 30 % de la population âgée et 2 % des enfants.

Dans 90 à 95 % des cas, l'hallux valgus touche les femmes. Dans 90 % des cas, l'hallux valgus débute entre 40 et 50 ans.


La cause est très peu connue et souvent multifactorielle c’est-à-dire que son apparition renvoie à différents facteurs.

On retrouve notamment :

- la génétique,

- le sexe (plus présent chez les femmes),

- une altération mécanique du pied : premier métatarsien court, le premier métatarsien en dorsi-flexion, le varus de l'avant-pied flexible ou rigide, le pied plat valgus rigide ou flexible, un gastrocnémien équin, une mécanique anormale du pied et l'hypermobilité articulaire,

- Certaines pathologies articulaires (arthrite goutteuse, arthrite psoriasique, polyarthrite rhumatoïde) ou du tissu conjonctif (syndrome de Marfan, syndrome d'Ehlers-Danlos, syndrome de Dow).

Symptômes


L’hallux valgus peut être parfois totalement indolore. Quand la douleur est présente elle est souvent retrouvée lors de la marche associée à un frottement de la zone déformée (« oignon ») sur la chaussure, rendant le chaussage difficile. Associée à ce frottement la déformation de l’articulation métatarso-phalangienne peut alors présenter une inflammation. La zone en question devient rouge, chaude et douloureuse.

Avec le temps l’hallux valgus entraîne fréquemment une déformation du reste de l’avant pied accompagnée de l’apparition de griffes d’orteil.


Diagnostic


Le diagnostic est essentiellement clinique. Des radiographies peuvent être intéressantes pour le confirmer.


Qui consulter : Médecin traitant, chirurgien orthopédique, pédicure-podologue, masseur-kinésithérapeute, ostéopathe.

Traitements


En règle générale le traitement conservateur est celui qui est privilégié de premier abord puis si la douleur et/ou le trouble de la fonctionnalité sont trop importants la chirurgie est envisagée.

Pour que le traitement soit le plus efficace possible la prise en charge pluridisciplinaire est intéressante.

Le traitement conservateur va agir sur les symptômes (douleur, inflammation) et va permettre de limiter l’accentuation de la pathologie.


Traitements conservateurs :

- Médicaments : analgésiques (anti-douleur) et anti-inflammatoires

- Conseil de chaussage avec des chaussures amples au niveau de l’avant pied et un faible talon (2-3 cm maximum)

- Application d’argile verte en cataplasme sur la déformation osseuse ou « oignon » (1 fois par jour pendant 2 semaines)

- Semelles :

  1. orthopédiques à visée biomécanique : répartition du poids du corps et correction des troubles statiques du pied

  2. posturales à visée neurosensorielle : action sur la posture et correction posturale des troubles de l’entrée podale.

- Contention nocturne : appareillage à mettre la nuit pour limiter l’accentuation de la déformation

- Orthoplastie : orthèse d’orteil amovible réalisée sur mesure par un pédicure-podologue pour agir sur les déformations osseuses.

- Ultrasons : diminution de l’inflammation

- Electrothérapie : courant électrique permettant une diminution de la douleur

- Cryothérapie : diminution de la douleur et de l’inflammation.

- Travail de la marche et renforcement de la musculature du pied.

- Thérapie manuelle : mobilisations du pied et de l’ensemble de l’appareil locomoteur.

Traitement chirurgical :

Le traitement chirurgical a pour objectif de corriger la déformation osseuse et ses conséquences sur l’ensemble du pied. De nos jours la majorité des opérations se réalise en ambulatoire avec une sortie programmée pour le patient le jour même de l’opération.

Une rééducation post-opératoire par un masseur-kinésithérapeute est vivement recommandée.

Conclusion


La prise en charge de l’hallux valgus est pluridisciplinaire pour des résultats optimaux et répondre au mieux à vos questions.


Pour plus d’information sur l’ostéopathie, cliquez sur le lien ci-dessous :

https://www.philippeauerosteopathe.fr/osteopathie


Bibliographie

- Swenson C , Swärd L, Karlsson J. Cryotherapy in sports medicine. Scand J Med Sci Sports ; 1996 Aug; 6(4): 193-200.

- Ameli. Hallux valgus (oignon). [Site internet]. Disponible à : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/hallux-valgus/symptomes-causes-evolution. Consulté : 17/04/2020.

- Kuhn J, Alvi F. Hallux Valgus. StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2020 Jan 14.

- Cavalheiro CS, Arcuri MH, Guil VR, Gali JC. HALLUX VALGUS ANATOMICAL ALTERATIONS AND ITS CORRELATION WITH THE RADIOGRAPHIC FINDINGS. Acta Ortop Bras. 2020 Jan-Feb;28(1):12-15.

1 bis route Nationale 

60430 Warluis 

(Sud Beauvais) 

Oise - Picardie - Hauts de France

Ostéopathe D.O.

Ergonome 

Coach sportif

Tél : 07 67 96 47 68

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